Mis côte à côte dans les comparatifs marketing, La Growth Machine et Brevo semblent viser le même terrain. Ce n’est pas vraiment le cas.
LGM prospecte des inconnus : séquences email + LinkedIn + Twitter envoyées vers des contacts froids qui ne vous ont jamais donné leur adresse. Brevo, lui, communique avec des contacts qui ont accepté de recevoir vos messages. Ce sont deux approches fondamentalement différentes de la relation client, et les mettre en concurrence directe crée plus de confusion que de clarté.
Le vrai sujet, pour une PME, c’est de savoir lequel utiliser à quelle étape du cycle commercial.
La Growth Machine : prospection froide multicanal, email + LinkedIn + Twitter
L’originalité de LGM tient dans un seul concept : orchestrer plusieurs canaux dans une même séquence conditionnelle. Un prospect ne répond pas à l’email du lundi ? Une visite de profil LinkedIn mardi, une invitation à se connecter mercredi, un message direct jeudi si l’invitation est acceptée. Tout ça automatisé, dans une logique de workflow que l’utilisateur configure une fois.
L’automatisation LinkedIn est le cœur du produit. Des actions manuelles qui prendraient plusieurs heures par semaine à un commercial actif passent en tâches de fond. L’outil gère aussi les limites de LinkedIn pour limiter les risques de suspension de compte.
La contrepartie, c’est la complexité. Construire une séquence efficace demande du temps et une vraie réflexion sur la logique des étapes. Les débutants partent souvent avec des séquences trop élaborées avant de revenir à quelque chose de plus simple et de plus efficace.
Tarifs LGM : Basic 70 €/identité/mois / Pro 120 €/mois / Ultimate 180 €/mois. Essai gratuit disponible.
Brevo : base opt-in, automation marketing, emailing en volume
Brevo part d’une logique inverse. Les contacts dans la plateforme ont consenti à être contactés : abonnés à une newsletter, clients existants, leads issus d’un formulaire. Ce sont des personnes qui vous connaissent déjà, au moins un peu.
Ce que l’outil fait très bien : segmenter cette base, programmer des séquences d’automation (bienvenue, relance panier, nurturing post-téléchargement) et envoyer des campagnes à grande échelle. L’interface est accessible, la courbe d’apprentissage raisonnable pour une petite équipe marketing sans ressource technique dédiée.
Le plan gratuit autorise jusqu’à 300 emails par jour sans carte bancaire. Pour la majorité des PME qui débutent, c’est suffisant pour tester la plateforme. Les plans payants démarrent à 19 €/mois et ouvrent l’automation complète et le SMS.
Un point fort souvent sous-estimé : Brevo est un éditeur français, hébergé en Europe, avec des équipes support francophones. Pour les équipes sensibles à la localisation des données, c’est un argument concret.
Tarifs Brevo : Gratuit (300 emails/jour) / Starter 19 €/mois / Business 49 €/mois / Enterprise sur devis.
Comparatif en un coup d’œil
| Critère | La Growth Machine | Brevo |
|---|---|---|
| Type de prospection | Froide (contacts inconnus) | Opt-in (contacts consentants) |
| Canaux | Email + LinkedIn + Twitter | Email + SMS + WhatsApp |
| Séquences conditionnelles | Oui (avancées) | Oui (email marketing) |
| Automatisation LinkedIn | Oui | Non |
| Plan gratuit | Non | Oui (300 emails/jour) |
| Prix d’entrée | 70 €/identité/mois | 19 €/mois |
| RGPD / consentement | Intérêt légitime B2B | Opt-in obligatoire |
| Courbe d’apprentissage | Modérée à élevée | Faible |
Les différences qui comptent vraiment
Ce ne sont pas des concurrents directs. Mettre LGM et Brevo face à face revient à comparer une canne à pêche et un filet : les deux attrapent du poisson, pas de la même façon ni pour le même usage. LGM génère des premiers contacts, Brevo les fait mûrir sur la durée.
Le coût d’entrée est très différent. Brevo peut démarrer à zéro. LGM demande au minimum 70 € par mois par identité de prospection. Pour une startup sans base de données existante qui veut aller chercher ses premiers clients, LGM est un investissement à rentabiliser rapidement. Pour une PME avec une liste de 2 000 clients déjà en base, Brevo à 19 € par mois est une évidence.
La complémentarité est réelle. Beaucoup de PME utilisent les deux : LGM pour générer des leads froids, Brevo pour nourrir et fidéliser la base existante. Les outils ne se chevauchent pas, ils s’enchaînent dans le cycle commercial.
L’effort de paramétrage n’est pas comparable. Une campagne Brevo peut être opérationnelle en quelques heures. Une séquence LGM multicanal bien configurée prend souvent une ou deux journées de travail avant d’être vraiment prête. Ce délai est à intégrer dans la planification.
Ce que ça donne sur le terrain
Une PME qui démarre sans base de contacts utilisera LGM pour aller chercher ses premiers prospects, avant de verser les leads convertis dans Brevo pour les campagnes de fidélisation. Pour les équipes qui ont déjà une base existante mais peu de nouveaux contacts entrants, LGM comble exactement ce manque d’acquisition froide.
Brevo seul suffira si l’objectif est de mieux travailler une base déjà constituée : automation post-achat, relances, séquences d’activation. Si l’objectif inclut de toucher des prospects qui ne vous connaissent pas encore sur LinkedIn, LGM est le seul des deux à pouvoir y répondre.
Pour aller plus loin dans les comparaisons, les articles Lemlist vs Brevo, Emelia vs Brevo et Emelia vs La Growth Machine complètent ce panorama de la prospection B2B en 2026.